L’appel de la Terre ou le cri du coeur face à l’incompréhensible

Publié 27/02/2010 par vaccinreactionquebec
Catégories : conflits d'intérêts

La lettre publiée ci-dessous n’est pas directement liée à la vaccination, toutefois, elle concerne notre liberté de choix en santé et par conséquent nous concerne tous. N’hésitez pas à la faire circuler.

Le testament de L’Armoire aux Herbes,
Écho sensible de la réalité québécoise.
Pour la première fois en trente ans, il n’y aura pas de serre remplie à craquer d’herbes et de fleurs en devenir, pas de merveilleux jardins à perte de vue, pas de production de plantes médicinales, pas de transformation en nos excellents produits de santé. C’est avec beaucoup de peine et le cœur très gros que j’ai dû finalement arriver à cette conclusion, forcée de le faire par la conjecture actuelle. Ma chère Armoire aux Herbes écoulera cette année les produits qui nous restent, bons au moins jusqu’en 2012, puis, elle devra fermer ses portes. Il est impensable d’engager les frais encourus par une autre saison agricole, tous ces salaires des jardiniers et transformateurs animés par l’esprit le plus pur de la tradition herbale, alors qu’il devient rapidement impossible d’offrir nos produits d’herboristerie aux clients qui les aiment et les réclament dans les magasins de produits naturels. Nous vivons depuis dix ans sous les menaces, dans un climat d’insécurité et dans la nécessité de tout justifier aux yeux de personnes qui ne connaissent rien de notre réalité. Nous décidons de retirer de sur nos têtes cette épée de Damoclès qui a miné nos énergies et brisé nos cœurs. Nous choisissons la paix et la liberté et la conséquence de choix, c’est le retrait stratégique et volontaire.
Après des efforts notoires de démarches auprès de Santé Canada pour faire approuver nos produits afin de tenter d’obtenir les sacro-saints Numéros de Produits Naturels (NPN) imposés, nous avons dû reculer et nous rendre à l’évidence que nos produits tels qu’ils sont ne passeraient jamais cette épreuve pharmaceutisante. Nous n’allons pas nous mettre à faire des teintures dans l’alcool pour satisfaire des exigences extérieures.
Nous n’avons jamais crû en ce processus de « triage » du gouvernement, il faut bien le dire. Une des plus grandes faiblesses de la réglementation des produits de santé naturels vient du fait que les critères d’évaluation et les normes de preuves exigées pour homologuer les produits ont été établis par Santé Canada sans aucune distinction qu’il s’agisse de produits manufacturés par de grandes multinationales ou par des petites et moyennes herboristeries artisanales dont le rôle a toujours été d’offrir un large compendium pour bien servir. Nous avons pressenti dès 2004 que nous (les petites herboristeries traditionnelles) serions les laissés-pour-compte dans cette histoire. Nous savons que nos produits sont efficaces, que leur innocuité est réelle et que si nos clients y sont demeurés fidèles depuis des décennies, c’est parce qu’ils fonctionnent. Nous ne devrions pas avoir à réparer ce qui n’est pas cassé, à changer ce qui réussit. Nous ne devrions pas avoir à réviser nos formules qui ont fait leurs preuves pour qu’elles soient copies conformes des formules de quelques herboristes du passé ayant été sélectionnés pour faire office d’experts, à changer nos concentrations qui sont parfaitement appropriées, à faire tester chaque année pour des résidus de produits chimiques, nos produits d’herboristerie qui proviennent uniquement de notre terre, celle-ci étant éloignée de toute culture polluante et certifiée biologique et biodynamique depuis l’avènement au Québec de telles certifications.
Pour nous, la plante médicinale est et devrait demeurer un aliment et non une drogue. « Que ton aliment soit ton remède ». Il n’y a aucune différence entre le tonique à l’ail que nous extrayons dans le vinaigre et l’ail que nous mangeons. Ils ont tous deux une indéniable action curative, tout comme nos carottes et notre chou. Une véritable transformation traditionnelle, à échelle humaine, faite dans le respect de bonnes pratiques de fabrication n’en fait pas pour autant un produit de laboratoire mais constitue une méthode visant à s’assurer du service des bonnes plantes pendant les saisons où elles ne sont pas disponibles dans nos champs et dans nos jardins. Comme la choucroute préserve nos choux et les pots de salsa nos savoureux légumes d’accompagnement. Nous ne croyons pas à l’analyse des principes actifs, à la mesure de quelques éléments, avec la prétention d’assurer ainsi une constance de concentration. Chaque année que le ciel nous donne fait pousser des plantes qui sont quelque peu différentes dans leurs combinaisons d’éléments et ce, pour de bonnes raisons. La standardisation n’a rien à voir avec la qualité. Elle n’est que la preuve d’un produit mort, dans lequel ne coulent plus les sources de la vie qui elle, est d’abord et avant tout changement.
Pour nous, la qualité de nos plantes, évidente à tous ceux qui au fil des ans ont visité et sillonné nos jardins, la qualité vibratoire, malgré le fait qu’elle ne soit pas encore mesurable en laboratoire, a fait ses preuves. Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli, fiers de ce qui aura été un beau modèle de petite entreprise honnête, fidèle à ses convictions profondes, heureuse de vous avoir offert nos jardins en gouttes, en huiles et en tisanes.
Nous avons de la peine pour les thérapeutes habitués à soulager la souffrance humaine grâce à nos produits et à ceux de nombreuses autres petites herboristeries. Nous avons de la peine pour les herboristes de demain qui n’auront pas la chance de vivre cet extraordinaire périple qui nous a animés pendant trois décennies. Nous avons de la peine pour les gens qui se verront brimés dans leur liberté de choisir et de juger par eux-mêmes ce qui leur convient, en consommateurs avertis. Nous aurions préféré que l’attention de Santé Canada se concentre sur tous ces dangereux produits de synthèse qui rendent tellement de gens malades ou dépendants, grugeant leur santé déjà taxée par les exigences de la vie actuelle, stressante à souhait.
L’automne dernier, j’ai récolté, nettoyé, compté avec amour toutes les semences qui allaient devenir les jardins 2010. Notre ail a été mis tendrement en terre. Cet hiver, j’ai fait naître sur papier les configurations harmonieuses et les compagnonnages qui allaient créer toute cette beauté, planifié l’utilisation de chaque pouce carré de serre afin que tout soit prêt pour une autre saison verte, imaginé chaque engrais vert, chaque semis en succession. Les jardins ont une fois de plus vu le jour dans mon esprit.
Hélas, je sais maintenant que leur descente dans la matière ne se fera pas cette année, et plus jamais dans les années à venir. On ne peut pas prendre d’année sabbatique en agriculture. Rapidement, les jardins, retourneront à la nature sauvage. Il en restera quelque chose, une fertilité étonnante, certaines des vivaces qui résisteront à l’envahissement des adventices, des fleurs qui, du moins les premières années, pourront se frayer un chemin, des êtres invisibles qui, conviés avec respect depuis longtemps, préserveront ce qui peut l’être de ce beau rêve, de ce beau projet dicté non par l’économie mais par une vision spirituelle. Il faut croire que l’heure qui fut n’est plus et qu’elle ne sera plus pour un temps.
Je me rends bien compte que la vision sociale actuelle et celle que je porte ici ne vont pas dans la même direction. Je vois l’intuition comme source de connaissance pour l’avenir. L’intuition et la pensée vivante ainsi que l’évolution de tous nos sens vers la subtilité. La société voit de plus en plus la science comme seule source de vérité, l’analyse laborantine comme seule preuve acceptable de qualité ou d’innocuité et la consommation comme la source du bonheur.
La tenue de dossiers et la somme incommensurable de toutes sortes de documents minutieux et pointus n’améliorent en rien la qualité d’un produit de plante. L’établissement d’une telle panoplie de procédures ne fait que nous distraire de notre véritable travail. Nous sommes des artisans du végétal vivant. Pas des employés d’une manufacture de produits de plantes. L’amélioration d’un remède à base de plantes ne se produit que lorsque le travail manuel de la terre et le fait d’œuvrer concrètement à la vitalisation de cette dernière permet d’élever des plantes de plus en plus vibrantes et saines. Il n’est pas normal de devoir, dans une herboristerie, sacrifier des jardiniers pour payer des pousseux de crayons ou de touches d’ordi dont le rôle est de satisfaire l’obsession gouvernementale. Je lisais dernièrement ceci :
« L’émission d’une licence de mise en marché signifie que le produit a été examiné par Santé Canada et qu’il est sûr, efficace et de haute qualité sous ses conditions d’utilisations recommandées. »
Quelle illusion ! Quelle délusion ! Bien sûr, lorsque la responsabilité d’évaluer et d’homologuer l’efficacité, l’innocuité et la qualité des produits est dispensée à des gens pour qui toutes les plantes se valent, qui n’admettent pas la valeur ajoutée d’un produit biologique, qui nous avouent n’avoir jamais entendu parler de la biodynamie, pour nous, la marche est haute pour faire valoir notre position et nos priorités.
Ce n’est pas notre mission d’aller dans cette direction. Nous sommes un art du terroir, pas un sous-produit de compagnies pharmaceutiques qui essaient de s’adapter à la vision arhimanique pour être accepté par le système et recevoir l’alléchante permission de pouvoir se vendre légalement. Nous n’avons besoin de la permission de personne pour bien faire notre ouvrage d’herboristes. De toutes manières, ce n’est pas le gouvernement qui sait ce que cela veut dire, ne comprenant rien à notre réalité qui ne les passionne pas. Sinon, ils seraient avec nous dans le champ.
Je crois qu’en dehors de la vitalisation de la terre, seule la joie du travail bien fait, la saine ambiance de travail où chacun se sent valorisé et la conscience d’œuvrer à la guérison peut ajouter quelque chose à la qualité du produit de plante. Nous sommes vibrations en contact avec les vibrations cosmiques. Nous ne sommes pas des objets en train d’en manipuler d’autres. Il y a bien davantage à l’œuvre que des formules chimiques et des données mathématiques. Nous assurons le sauf conduit de formes de vie dans un avenir qui, au fond, fait tout pour rendre l’existence impossible à ses meilleurs apôtres.
J’ai toujours dit que je n’étais pas venue sur la terre pour faire des produits à base de plantes, que ce n’était qu’une excuse pour faire circuler la vie. Ce ne sont pas des gouttes plus ou moins concentrées de substance que j’ai offertes à L’Armoire aux Herbes, mais des jardins biodynamiques en bouteilles, une qualité vibratoire guérissante, une vision de demain, un espoir et une certitude de pérennité. Depuis 30 ans, je ne compte plus les gouttes de jardins qui se sont déversées au quatre coins de la province. Les personnes qui nous cherchaient nous trouvaient. Ma seule consolation est d’avoir fait école et que d’autres, maintenant, comprennent l’importance de demeurer fidèle à l’engagement envers la vie.
Peut-être est-ce le temps pour moi de diffuser l‘esprit sans qu’une somme phénoménale de mon énergie aille au support de la matière? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que j’ai eu la chance immense de vivre sur une terre fertile et hautement spirituelle qui continuera encore longtemps à offrir ses services subtils et à soigner par la conscience. Je ne suis pas attachée au revenu généré par la vente en magasin. Ma motivation n’est pas pécuniaire, ne l’a jamais été. J’ai apprécié les sous générés par ce moment de liberté où nous avons pu offrir le bon sans avoir à prouver autrement que par les résultats obtenus. Il a permis de redonner encore et encore à cette terre d’accueil que nous travaillons sans relâche. Il nous a permis d’inviter une immense variété de plantes, produisant un écosystème heureux et vibrant de santé. Il nous a permis d’avoir la liberté d’offrir des connaissances sans dépendre totalement des retombées financières pour le faire. Il nous a permis de ne pas acheter pour revendre mais de produire en biodynamie, sans jamais négliger l’effort à fournir. Il nous a permis de donner sans compter. Je ne regretterai jamais cela. Même si, finalement, c’est la réalité financière qui force le retrait de cette herboristerie qui a toujours tenté, dans la mesure du possible, de bien payer ses employés, de ne jamais sacrifier la qualité pour la quantité, ni faire des coins ronds.
J’ai toujours vu L’Armoire aux Herbes comme un dispensaire, un vrai, au service de l’humain qui ne peut pas se permettre de payer plus cher pour supporter des laboratoires, des formulaires et des tonnes de papier à noircir. Je préfèrerai toujours noircir la terre en lui ajoutant du bon compost que de noircir du papier. Faudra-t-il attendre l’écroulement du système et l’état d’urgence pour que renaisse le respect des petites herboristeries qui, malgré le fait qu’elles ne peuvent pas se payer le luxe de l’approbation aliénante d’un système à la courte vision et aux valeurs décentrées, ne devraient pas pour autant constituer des hors-la-loi à contraindre et à assassiner?
Non, je ne vendrai pas à rabais toutes les vivaces qui sont ici. Je respecte trop la terre pour lui arracher ses enfants par les racines pour des raisons économiques. J’ai toujours partagé généreusement mes amies les plantes. De nombreux jardins du Québec sont les rejetons de cette florissante Armoire aux Herbes. Je continuerai à être la gardienne dévouée de cette terre que j’aime tant.
J’aurai beaucoup de peine quand, ayant trouvé pour elles des personnes aimantes et accueillantes, mes juments devront me quitter car je n’aurai plus les moyens de les nourrir, ni d’usage pour leur fumier, source animale de tous nos composts.
J’aurai beaucoup de peine quand on démantèlera la grande serre, afin qu’elle puisse continuer de servir ailleurs, le grand séchoir qui nous a aidé à créer les plus belles tisanes au monde, ceci dit sans le moindre orgueil.
Sachez que je ne suis pas inquiète de ma survie personnelle. On a besoin de peu quand on avance en âge. Ma richesse dans cette vie, ce fut d’avoir vécu pleinement mon rêve, d’avoir généré de tels jardins et d’avoir pu promouvoir, avec leur assistance, beauté, santé et vie de l’âme. Toutes mes économies y sont passées. Et Dieu sait que je ne regretterai jamais d’avoir fait ce choix. C’est ce qui a justifié tout mon enseignement et mes plus belles découvertes.
Il me reste à me mettre totalement d’accord avec ma destinée de maintenant, soit ce retrait et cette imminente fermeture, à cause d’un système politico-social qui manque de vision et de profondeur. Mais c’est là où nous sommes, n’est-ce pas? Il paraît qu’on a les décideurs qu’on mérite. Cette épreuve deviendra-t-elle une motivation de plus pour continuer de partager la connaissance, la vision d’un avenir où le vivant retrouvera sa vraie place, à la source de nos choix et de nos vies?
Je me mettrai d’accord avec ce qui se passe. Je ne serai pas une victime. J’y découvrirai ma prochaine étape. Je ne serai pas une « Has been ». Je ferai confiance aux forces spirituelles qui m’ont guidée tout du long et qui savent ce qui est espéré pour cette nouvelle phase de ma vie. Je ne me révolterai pas, je ne me fermerai pas comme une huitre. Je continuerai à supporter les causes qui me sont chères. J’aiderai de mon mieux mes proches et les gens de mon milieu. Et je jardinerai à mon échelle : je ne saurais imaginer ma vie sans un potager, sans quelques îlots dans lesquels j’intègrerai mes plus essentielles alliées. Je demeurerai jusqu’à mon dernier souffle une ardente amoureuse du règne végétal.
Je suis une poupée russe vivante. Je me relève vite et résolument quand on me fait tomber. Je suis aussitôt prête à aller encore plus profondément contacter mon essence pour comprendre et continuer à remplir la mission qui justifie ma présence sur cette terre.
En janvier, j’ai connu l’ablation de ma vésicule biliaire qui s’affaissait et devenait dangereuse de par la présence d’une quantité excessive de pierres. La souffrance précédant l’opération fut extrême. Mon corps en est à réapprendre à fonctionner hors de ses sentiers battus, à emprunter d’autres voies, à s’habituer à l’absence d’un organe, à se rebâtir une nouvelle façon de fonctionner. Vous comprendrez que je ne puisse m’empêcher d’y voir là la symbolique de ce que vit notre société.
On peut couper l’élan à une herboristerie traditionnelle. On peut l’empêcher de vendre ses produits. Mais on ne peut pas démolir une herboriste de souche, une biodynamicienne de cœur, une femme de la terre et une guérisseuse, même si on lui retire le droit d’offrir ses plus beaux fruits.
Je veux remercier ici, de tout mon cœur, toutes les belles personnes qui se sont données sans compter pour que vive L’Armoire aux Herbes: les fournisseurs, les distributeurs, les employés, les jardiniers, les stagiaires, les amis et les fidèles clients, l’Herbothèque et ses étudiants. Et plus particulièrement ma sœur Hélène et mon neveu Frédéric, qui vivent ce deuil de très près avec moi et dont l’amour et le désintéressement adoucissent les jours qui nous restent.
Si vous désirez vous procurer les derniers produits de L’Armoire aux Herbes, faites vite. Ils seront disponibles encore un temps dans certains magasins. Vous pourrez aussi nous les commander directement jusqu’à écoulement des stocks par téléphone, fax ou sur notre site web armoireauxherbes.com
Profitez-en pour aller voir les photos, lire les textes, vous nourrir à cette source qui d’ici la fin de l’année en cours, se tarira ou prendra une autre forme.
Merci d’être là et de croire en une herboristerie qui va au-delà du commerce. Une herboristerie qui a de longues racines et qui, malgré les extrêmes du climat actuel, survivra et fleurira encore et toujours, quelle qu’en soit la forme.
Je vous salue bien bas et vous tire ma révérence,

Danièle Laberge
Herboriste traditionnelle
Maman de la bientôt feue Armoire aux Herbes
Vous avez tous et toutes la permission explicite de l’auteure de ce texte, de le reproduire textuellement et de l’envoyer à tous vos amis et connaissances ainsi qu’à tous les médias de votre choix. f

L’Europe face à l’OMS

Publié 11/02/2010 par vaccinreactionquebec
Catégories : Evènements internationaux

Grippe A
Par Lise Bergeron de Protégez-Vous avec la collaboration de Rémi Maillard et d’Erwan Le Fur, 8 février 2010 20:52
Grippe A: avons-nous été floués?
Scandale: des conflits d’intérêts à l’Organisation mondiale de la santé auraient mené à l’alerte pandémique de grippe A (H1N1). Au banc des accusés, on trouve la dérive du système de santé vers des intérêts commerciaux. Protégez-Vous a fouillé le dossier.

L’épidémiologiste allemand et ex-président de la sous-commission de la Santé du Conseil de l’Europe, le Dr Wolfgang Wodarg, réclame une enquête sur le rôle joué par les laboratoires pharmaceutiques dans la proclamation de la récente pandémie de grippe.

Son constat est brutal : rien ne justifiait que l’OMS donne l’alerte à un tel niveau.

« Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à la formidable campagne de panique à laquelle on a assisté, c’est qu’elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos, qui savaient qu’ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie », confiait-il en janvier 2010 au quotidien français L’Humanité.

Et avec le gros lot, ils gagnaient aussi l’immunité, c’est-à-dire l’exemption de faire l’objet de tout recours judiciaire si le vaccin s’avérait défectueux ou entraînait des effets secondaires graves.

En juillet 2009, le Dr Thomas Jefferson, épidémiologiste britannique respecté, critiquait sévèrement l’OMS dans une entrevue accordée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel : «La décision de l’OMS est motivée par l’argent et relève d’une manipulation des faits qui vise à faire peur.

N’est-il pas frappant que l’OMS ait allégé sa définition de pandémie peu avant l’éclosion de la grippe ? On a parfois l’impression que toute une industrie attend la survenue d’une pandémie», fait-il remarquer.

Sévères critiques

En fait, ce changement de définition, survenu au début de 2009, dit qu’il y a pandémie quand un nouveau virus se répand dans le monde. Et exclut dorénavant la notion de sévérité.

«C’est absurde que ce critère n’entre pas en ligne de compte pour établir qu’on se trouve ou non en situation pandémique. Une douzaine de pays dont la Grande-Bretagne et la Chine ont pourtant protesté dès le mois de mai dernier face à cette nouvelle définition. L’OMS n’en a tenu aucun compte», nous a expliqué le Dr Wodarg.

Conclusion : «Cette modification a rendu possible la transformation d’une banale grippe en pandémie mondiale et permis par ricochet à l’industrie pharmaceutique d’en tirer des espèces sonnantes et trébuchantes dans le cadre de contrats généralement tenus secrets», analyse-t-il.

Doute et suspicion

Pierre Biron, ex-professeur de pharmacologie en médecine à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, est un vieux routier de la pharmacovigilance. Il n’hésite pas à qualifier d’«hystérie pandémique» la situation qui a prévalu en 2009. Pour lui, des besoins criants en santé publique ont été évacués au profit d’une pseudo-crise qui a rapporté gros aux compagnies pharmaceutiques.

«Ne nous leurrons pas : ces compagnies sont parties prenantes des décisions en santé. Plusieurs des membres du conseil consultatif en matière de vaccins de l’OMS sont en conflit d’intérêts», explique ce rare observateur indépendant de la scène pharmaceutique au pays.

Fernand Turcotte, professeur émérite de santé publique et de médecine préventive à l’Université Laval, estime que «c’est un cadeau sensationnel pour l’humanité qu’on ait pu trouver au sein du Conseil de l’Europe des gens qui avaient les connaissances et le courage de dénoncer la situation».

Deux grandes revues médicales, The British Medical Journal et The Lancet, avaient déjà mis en doute la gestion de l’OMS dans le dossier de la grippe aviaire en 2005. «Autant de signes de dysfonctionnement auraient dû nous pousser à reprendre le contrôle», écrit le Dr Pascal Sacré, médecin spécialiste belge, sur Mondialisation.ca.

Surtout que, sans un monitorage serré des cas de grippe et des effets secondaires du vaccin, comment savoir si les personnes malades avaient bel et bien le fameux virus?

Lisez ici les propos de Dr Fernand Turcotte livrés à Protégez-Vous

Protégez-Vous vous suggère :

Le scandale de la grippe A (dosser complet)
Entrevue exclusive avec le Dr Fernand Turcotte

AUTRE «RÉPONSE» D’ALAIN POIRIER

Publié 30/01/2010 par vaccinreactionquebec
Catégories : 1904512, Lettre au ministre de la santé du Québec

Autre «Réponse» d’Alain Poirier

Allez sur le lien ci-dessus pour visionner une autre «réponse» d’Alain Poirier faisant suite à la lettre que nous lui avions envoyée en décembre dernier. Cette fois-ci, la lettre est sous un format plus officiel mais sans aucun élément de réponse supplémentaire aux questions que nous lui avions posées.

Sur notre blogue, vous avez accès à la lettre que nous avons envoyée aux responsables de la santé publique du Québec en décembre dernier soulevant un ensemble de questions concernant la grippe A(H1N1) et les mesures gouvernementales sur ce dossier.

Combines et motifs des conflits d’intérêts – Entrevue du docteur Marc Girard

Publié 07/01/2010 par vaccinreactionquebec
Catégories : conflits d'intérêts

http://www.rolandsimion.org/spip.php?article108

Réponse de Alain Poirier

Publié 28/12/2009 par vaccinreactionquebec
Catégories : Actions du Collectif Liberté en Santé

Voici la réponse que nous avons reçu de M. Alain Poirier:

From: Alain.Poirier@msss.gouv.qc.ca
To: collectifliberteensante@hotmail.com
Subject: RE Collectif de citoyens desirant des reponses
Date: Tue, 15 Dec 2009 12:06:11 -0500

Nous accusons réception de votre courriel et nous vous informons que vos questions sont traitées en détail sur les sites de pandémie ainsi que celui du MSSS ou bien lors des conférences de presse sur le sujet.

Espérant le tout à votre entière satisfaction

Cordiales salutations

Sonia Levasseur pour
Alain Poirier
Directeur national de santé publique
et sous-ministre adjoint
Ministère de la Santé et des Services sociaux
1075, chemin Sainte-Foy, 12e étage
Québec (Québec) G1S 2M1
Tél. : (418) 266-6700        Téléc. : (418) 266-6707
alain.poirier@msss.gouv.qc.ca

Le Collectif Liberté en Santé invite tous les visiteurs de notre blogue à nous aider à trouver sur le site du ministère de la santé et des services sociaux et dans les transcriptions des conférences de presse les réponses à nos questions.

La ministre de la Santé de la France assignée au tribunal de grande instance de Paris

Publié 27/12/2009 par vaccinreactionquebec
Catégories : Evènements internationaux


Roselyne Bachelot est assignée au Tribunal de Grande Instance de Paris
Madame Roselyne Bachelot<
http://www.lepost.fr/tag/roselyne-bachelot/>, Ministre de la Santé, a reçu vendredi dernier une assignation à comparaître en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le lundi 4 janvier prochain à 9 h, aux fins de mettre un terme dans les plus brefs délais à la campagne de vaccination contre la grippe H1N1.

Cette procédure judiciaire a été engagé, devant le « danger imminent » encouru par la population, par l’Association Cri-Vie (Coordination de Recherche et d’Informations Indépendantes en matière de Santé), présidée par le Dr Marc Vercoutère (Pau, Pyrénées-Atlantiques) et le parti politique d’extrême-centre Politique de Vie, présidé par Christian Cotten (St-Aubin, Essonne), psychosociologue, ont engagé.

Dans un climat de psychose entretenue par certains experts avec la dramatisation de « quelques morts spectaculaires » (selon le Pr Daniel Floret), les français subissent la promotion commerciale du Tamiflu – source de résistances et de détresse respiratoire aiguë – et celle des vaccins pandémiques hautement toxiques dont l’autorisation de mise sur le marché a été accordée trop rapidement malgré la notion de plusieurs hépatites auto-immunes sur les 400 enfants testés et de nombreuses maladies auto-immunes chez l’adulte en rapport avec le squalène (rapports de la FDA, février 2009 et de l’Agence européenne du médicament : EMEA). Malgré une sous-notification importante, le premier bilan de l’EMEA du 17 novembre fait d’ailleurs état de 55 décès après la vaccination de 5,7 millions de personnes, alors que les autorités s’attendaient à 5,75 décès pour 10 millions de vaccinés. Ce rapport bénéfice/risques déjà défavorable – à court terme – le sera beaucoup plus avec le déclenchement à moyen et à long terme de troubles neuropsychiques (Autisme, hyperactivité…) et « de dizaines de milliers de pathologies auto-immunes, imputées ou non au vaccin, comme les scléroses en plaques (SEP) avec le vaccin hépatite B » (Pr Marchou, CHU Toulouse). Entre 1994 et 2008, la fréquence des seules SEP était passée de 20 000 à 83 000 cas.

Lire la suite: http://www.lepost.fr/article/2009/12/19/1848883_roselyne-bachelot-assignee-au-tribunal-de-grande-instance-de-paris.html

La prescription du Tamiflu fait débat en France

Publié 26/12/2009 par vaccinreactionquebec
Catégories : Antiviraux et médicaments antigrippaux

H1N1 : la prescription du Tamiflu fait débat

Sandrine Cabut
Le Figaro – 14/12/2009
Les antiviraux, Tamiflu mais aussi Relenza, issus du stock constitué par le gouvernement, seront délivrés gratuitement sur ordonnance dans les pharmacies, au plus tard le 21 décembre. Crédits photo : Abaca

Des représentants des médecins généralistes critiquent les nouvelles recommandationsdes autorités sanitaires.

La prescription systématique de Tamiflu aux patients grippés, préconisée depuis la semaine dernière par la Direction générale de la santé (DGS), est loin de faire l’unanimité dans le monde médical. Le 10 décembre, la DGS a annoncé que les traitements antiviraux, jusque-là recommandés uniquement dans les formes sévères et chez les personnes à risque, étaient désormais justifiés chez tous les patients avec une grippe clinique. Les antiviraux, Tamiflu mais aussi Relenza, issus du stock constitué par le gouvernement, seront délivrés gratuitement sur ordonnance dans les pharmacies, au plus tard le 21 décembre.

Mais cette stratégie, rendue publique à peu près en même temps qu’une publication très critique sur le Tamiflu dans le British Medical Journal (BMJ), est de plus en plus mise en cause. Pour des représentants des médecins généralistes comme le Collège national des généralistes enseignants (CNGE), les nouvelles recommandations ne sont pas justifiées d’un point de vue médical. Tandis que des spécialistes de maladies infectieuses ou de pneumologie regrettent qu’elles interviennent trop tard dans l’évolution de l’épidémie.

Le CNGE, qui représente les médecins généralistes chargés d’enseignement dans les facultés de médecine et revendique 1 500 adhérents, est monté au créneau lundi. Dans un communiqué, il a fait savoir qu’il «ne recommande pas l’utilisation systématique de médicaments antiviraux en cas de suspicion de grippe A (H1N1)». Soulignant que, pour cette grippe, «les données actuelles sont trop fragmentaires et de très faible niveau de preuve», le CNGE demande carrément à la DGS «d’indiquer les arguments scientifiques et les niveaux de preuve sur lesquels s’appuie ce changement soudain de recommandation». Une attitude contestatrice plutôt inhabituelle de la part de cette instance. «Selon les données dont nous disposons, la balance bénéfice-risque du Tamiflu est défavorable, explique le Dr Vincent Renard vice-président du CNGE. Les bénéfices ne sont pas établis, contrairement aux effets secondaires : nausées et vomissements qui sont fréquents chez les adultes, troubles du sommeil chez les enfants. Or, si des millions de patients sont traités, ce sont les généralistes qui auront à gérer les effets indésirables.»

Plusieurs spécialistes interrogés par LeFigaro se montrent également sceptiques sur l’intérêt du Tamiflu et l’extension des indications. «L’argumentation n’est pas solide sur le plan scientifique. Je ne comprends pas que la décision ait été prise sans discussion avec les sociétés savantes», réagit le Pr Bruno Housset, chef du service de pneumologie de l’hôpital intercommunal de Créteil et, par ailleurs, président de la Fédération française de pneumologie. Selon lui, la prescription systématique d’antiviraux aurait pu être logique il y a trois semaines, quand la circulation du virus H1N1 était prédominante par rapport aux autres virus respiratoires, mais elle ne l’est plus à ce stade de l’épidémie. «Mon opinion personnelle est que si le Tamiflu a une efficacité en termes de santé publique, c’est lorsqu’il y a une circulation virale très importante. Aujourd’hui, ce moment est passé», renchérit le Pr Jean-Paul Stahl, chef du service de maladies infectieuses du CHU de Grenoble, et président de la société de pathologie infectieuse de langue française. «La décision a été tardive», juge aussi le Dr Jean-Marie Cohen, coordonnateur des groupements régionaux d’observation de la grippe (GROG), qui note que des experts du comité de lutte contre la grippe avaient recommandé l’élargissement des prescriptions dès début novembre.

Mais au-delà de ce problème de calendrier, qu’en est-il de l’efficacité du Tamiflu ? L’article du BMJ, qui repose sur l’analyse de vingt études, conclut que cet antiviral réduit d’environ une journée la durée des symptômes cliniques. Mais ses bénéfices sur les complications de l’infection sont jugés peu convaincants. «Cette revue de la littérature avait déjà été faite en 2003, mais il n’y a pas plus de données aujourd’hui, observe le Pr Stahl. Cela ne signifie pas que le Tamiflu n’est pas efficace, mais qu’il n’en a pas fait la démonstration.» Le Pr Alain Chantepie, président de la Société française de pédiatrie est moins sévère. «Nous n’avons pas de certitude sur l’efficacité, mais c’est un traitement plutôt bien supporté. Les recommandations actuelles ne me choquent pas, dans le cadre du principe de précaution», dit-il. Pour le laboratoire Roche, fabricant du Tamiflu, la publication du BMJ est tronquée. «Cette métanalyse n’a porté que sur des sujets sains, qui ne sont pas les groupes qui font le plus de complications» , souligne un représentant de Roche, qui s’étonne aussi de la non-prise en compte d’une étude démonstrative portant sur 3 500 personnes pourtant publiée dans une revue de haut niveau. En outre, selon le laboratoire, «des études incluses dans les dossiers d’autorisation de mise sur le marché attestent d’une diminution statistique des complications respiratoires sous Tamiflu.»


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 34 autres abonnés